Créer libère, épanouit, apaise, accompagne…

Qu’il s’agisse de peinture ou de sculpture, le projet de départ ne correspond jamais exactement au projet abouti. L’idée est là mais la réalisation a été influencée, impactée par l’état d’esprit du moment, les inspirations du présent, les impulsions incontrôlées. Le conscient, la raison n’ont pas le dessus. C’est comme un état un peu second qui guiderait directement les gestes, les choix de couleurs, de rendu et même les titres donnés aux œuvres. Je ne résiste pas. Je me laisse guider. Je fais confiance. De toutes façons je suis prise de vitesse.

Deux approches sont possibles lorsque je me lance dans une création…

Soit j’ai une idée claire de situation, de mise en scène et en général c’est alors une création qui inclue un ou des personnages et une thématique affective, émotionnelle et/ou de relation humaine (la complicité, l’introspection, la complexité des relations humaines, des amitiés ambiguës, etc). Des esquisses sont alors nécessaires pour ne pas dévier au moins de cette volonté de départ.

L’autre approche est instinctive et je ne pars alors que d’un choix de palette de couleurs pour la peinture ou d’un volume de terre pour le modelage. Et les idées se mettent en place progressivement. Dans ces situations je découvre après coup ce qui s’est «libéré» de moi: l’expression d’une relation fusionnelle, l’apaisement que procure le spectacle de l’océan, le besoin de couleurs vives dans les périodes de construction personnelle…

Les relations humaines, la psychologie, le défi de la coexistence de nos diversités culturelles, le respect de l’autre, l’importance de la préservation de notre patrimoine naturel, la culture de la paix et de la non violence, la protection et l’épanouissement de l’enfance, le développement durable, l’appréciation de ce que nous offre la vie et de chaque moment qui passe…

… sont autant de valeurs qui me guident et qui s’expriment dans mes créations plastiques.